Petite histoire de la Société de chasse

La création de la société en 1966

Nous devons l’essentiel des informations que contient cette page à la plaquette réalisée par André ARIBAUD, membre du conseil d’administration, en 1986, à l’occasion de la célébration du centenaire du Camp et du 20ème anniversaire de la Société Militaire de Chasse

La Société de chasse Militaire du Camp de Caylus a été créée le 27 avril 1966. Elle répondait aux nouvelles dispositions contenues dans l’instruction ministérielle n° 026071/MA/CM/K du 22 juin 1965, relatives à l’exercice du droit de chasse sur les terrains militaires. Cette instruction prévoyait principalement que le droit de chasse sur les camps militaires ne pouvait être affermé qu’à une société de chasse à caractère militaire ayant uniquement des buts sportifs et non lucratifs.

Ces dispositions ont eu pour effet de mettre fin à une organisation de la chasse qui depuis 1934 affermait le droit de chasse par voie d’adjudication. C’est une société dirigée par M. Clausade qui remporta la première adjudication. Son activité complète alors celle du Rallye Cantayrac, société de chasse créée en 1926 à Jamblusse pour lutter contre les animaux nuisibles. La société de chasse de M. Claudade est mise en sommeil entre 1940 et 44 puis reprise  par sa sœur. En 1950, un nouveau cahier des charges pour l’adjudication du droit de chasse amène la création d’une société dirigée par M. Delsol. Une nouvelle adjudication, en 1959 a pour preneur M. Valmary. Le montant de l’affermage est alors de 1505 Francs. A partir de 1962 est envisagée la création d’une société de chasse militaire.

Aboutissement de ce projet, une assemblée extraordinaire a lieu le 9 mai 1966 afin de fonder la société et de désigner le premier conseil d’administration. Le Lt-Colonel Petit, commandant du Camp, en devint le premier président. L’avis de création de la SCMCC fut publié au J.0. n°130 des 6 et 7 juin 1966. Le droit d’affermage était de 2 000 F. et l’action de 80 F. Initialement fixé à trente, le nombre de sociétaire est porté à quarante-deux pour la saison 67/68.

En 1970, de nouveaux statuts sont adoptés ainsi qu’un nouveau règlement intérieur. Ils seront en application jusqu’à ce qu’une nouvelle instruction ministérielle, celle du 29 juillet 1982 définisse de nouvelles règles. Cette nouvelle instruction confirme que le droit de chasse sur les terrains militaires ne peut être concédé par voie d’adjudication mais impose que les sociétés de chasse militaire aient des statuts en conformité avec la loi du 1er juillet 1901 sur les associations.De nouveaux statuts sont alors élaborés et approuvés par les autorités militaires en 1983. La SCMCC est obligatoirement présidée par le commandant permanent du Camp de Caylus qui détient pratiquement tous les pouvoirs en matière d’organisation de la chasse. Les militaires, en retraite ou en activité, du Tarn-et-Garonne et du Lot composent pour 2/3 au maximum la société, les autres membres étant des civils appartenant aux cadres de réserve, aux personnels civils de la défense et de façon complémentaire aux membres des sociétés de chasse riveraines. A cette date, le nombre maximum de membres de sociétaire est de cent-vingt (56 militaires et 64 civils en 1983) et le conseil d’administration composé de onze membres.

En juin 1972, la ferme du « Cap del Bosc » est mise à la disposition des sociétaires et de leurs familles pour les jours de chasse. La cotisation fixée à 150 Francs en 1966, a été portée en plusieurs augmentations successives, à 450 Francs en 1983. Les invitations pour les chasses au sanglier ont augmenté de 10 à 25 Francs, durant la même période.

A partir de 1966, la société effectue des lâchers de repeuplement (lapins, lièvres, perdrix rouges et grises, faisans) et, à partir de 1972, des lâchers de gibier de tir (jusqu’à 300 faisans, 120 perdreaux et 200 cailles en 1981).

Pour la chasse au sanglier, des battues sont organisées avec des meutes : elles sont quatreentre 1966 et 1971 puis leur nombre augmente pour atteindre 14 en 1984 : Laubies, Hinard, Massip, Saint-Martin, Coudesses, Bruni, Barthélémy, Sens, Theil, Lafargue, Chieze, Aribaud, Llido, Jourdes . De quatre à douze battues sont organisées chaque saison de chasse.  Il faut attendre 1972 pour que le nombre de bêtes abattues atteigne la douzaine. Elles seront trente neuflors de la saison 84-85. Ce n’est qu’à partir de 1986 que qu’on procède à un apport en nourriture (quatre tonne de maïs distribuées en 1986). Il fallut attendre 1981 pour que les premiers chevreuils soient abattus : quatre cette année-là et huit en 1985.

 

La société depuis 1986

(le travail d’étude des archives, de recueil des témoignages et de rédaction de l’histoire de cette période est en cours)

Comments are closed.